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LES LEVRIERS DANS L'ANTIQUITE
L'origine
du lévrier est incertaine, mais on le retrouve sur des stèles et des
bas-reliefs égyptiens dès 5.000 avant Jésus-Christ.
On retrouve des preuves de l'existence du saluki, lévrier persan, à Sumer.
Des stèles du cimetière royal de la ville de Ur, à 200 km au Sud Est de
Babylone, sur la rive gauche de l'Euphrate, montrent que le lévrier, le
saluki en particulier, était élevé et respecté en 2600 avant Jésus Christ.
Les pharaons lui ont rendu hommage par Anubis, animal sacré inspiré
du chacal et du lévrier. Il n'est que comparer la posture de cette
divinité avec la position typique prise encore aujourd'hui par les
lévriers. On peut voir au musée du Caire, dans la salle des momies
d'animaux, une momie de saluki parfaitement reconnaissable à la
particularité de sa colonne dorsale. Ce lévrier aurait été un compagnon du
pharaon Aménophis III, père d'Akhénaton.
Ce "prince" est souvent considéré comme un chien et il appartient à la
dixième classification de cette race, pourtant les spécialistes
reconnaissent qu'il est différent en morphologie et en caractère. Il est
reconnaissable à sa silhouette aérodynamique qui en fait un coureur hors
pair.
Bien
qu'il existe 13 races de lévriers différentes les unes des autres
aujourd'hui, certaines se sont croisées au fil du temps. Elles ont en
commun vitesse, élégance, douceur, intelligence, adaptabilité et
sociabilité qui leur viennent d'un ancêtre commun dont l'origine n'a pas
encore été retrouvée. Il est fort probable que cet ancêtre nous soit
parvenu au moment de l'invasion des légions romaines par l'Est. Les
lévriers romains provenaient d'Egypte et d'Asie (lévriers persans,
afghans) et des hordes arabes par le Sud (sloughis). Le nom de "galgo"
vient du nom romain "gallicus vertragus", devenu "gallico" avant sa forme
actuelle.
Les Bédouins et les amateurs, comme les pharaons de l'Egypte antique,
s'accordent à dire que le lévrier est un don du Ciel. Il nous appartient
de le protéger et de l'aider à se perpétuer dans sa diversité tout autant
que son unité. "Nous ne possédons pas la Terre, nous l'empruntons à nos
enfants." St Exupéry. C'est l'affirmation des Indiens d'Amérique qui
respectaient la Terre et tous les animaux qu'elle portait, même s'ils s'en
nourrissaient et s'en vêtaient. Retrouvons ce sens du Sacré et cessons de
faire disparaître les espèces les unes après les autres. Respectons toutes
les espèces, aidons celles que l'homme se plait à exterminer, aidons
le Galgo d'Espagne
qui est en grand danger. Sa beauté et sa douceur en ont fait le
souffre-douleur de la laideur et de la cruauté !
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