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L'ANGE HUMAIN
Ange
humain, Maître et ami,
A toi
j’ai uni ma vie.
Je te protège et je te suis
Partout où tu vas lorsque tu veux bien de moi.
Il y
a plusieurs millénaires, mes ancêtres se sont attachés à tes pas.
Tu
les as invités à s’asseoir auprès de toi au coin du feu
Pour
partager ton frugal repas.
L’histoire d’amour entre ta race et la mienne a commencé ce soir là.
Depuis ce temps,
Malgré l’atroce martyre que nous subissons parfois
Par
des monstres qui ont pris ton apparence
mais
ne te ressemblent pas
Et ne
méritent pas le nom d’humains,
Nous
sommes restés auprès de toi,
Fidèles comme un chien trouvé,
Confiants comme un enfant sauvé,
Te
réchauffant dans la glace et le froid,
Te
consolant dans la tristesse,
Montant la garde devant ton corps blessé,
Guérissant ton âme désespérée,
Allaitant l’enfant loup égaré dans la forêt,
Comme
tu le fis pour moi
Lorsqu’un monstre inhumain
Me
martyrisa et m’abandonna
au
bord du chemin.
Peu
m’importe
Les
richesses matérielles que tu possèdes.
Que
tu aies grande demeure ou humble nid,
Je
partage avec joie ton logis,
Je me
contente d’un tapis.
Peu
m’importe la couleur de poil que tu as.
Qu’elle soit citron, café, chocolat, petit pois,
Ta
peau ne m’importe pas.
Caresse-moi, n’arrête pas !
Peu
m’importe l’importance qu’on te donne.
Qu’on
s’incline devant toi avec hypocrisie
ou
qu’on te traite avec mépris,
tu es
le soleil de ma vie.
Peu
m’importe la forme que tu as prise,
Que
tu sois long comme une asperge, rond comme un melon,
Laid
comme un pou, beau comme un bijou,
je
t’aime tel que tu es.
Peu
m’importe le temps que la vie t’a pris,
Tes
tempes blanches, tes cheveux gris,
ton
corps ployé sous les soucis,
J’aime tes rides quand tu souris.
Peu
m’importe le pays où tu vis,
Les
sciences que tu apprends,
Les
langues que tu parles,
Ton
cœur parle à mon cœur.
Nul besoin d’un traducteur.
Et
n’oublie pas,
Petit
en deçà, grand au-delà.
« La Terre perdue dans l’Univers
Est
comme un anneau d’or perdu dans le désert.»
Qu’adviendra-t-il de toi au Paradis d’Allah
Si,
ici-bas, tu me tortures et tu me bats?
Notre
Prophète Bien Aimé,
Que
la Paix soit sur Lui,
Qui
toucha avec délicatesse le front d’un chat
Pour
y imprimer le M de Mahomet,
a
dit :
« Dieu est Beau et Il aime la Beauté ».
Lis dans mes yeux. Y vois-tu quelque chose de laid?
Je ne
suis que ton reflet.
Et ne
te crois pas plus grand que moi car
«Dieu
n’aime pas qui a en son cœur un grain de moutarde d’orgueil.»
Et,
je t’en supplie, dis aux monstres qui se croient humains
Qu’ils ne nous prennent pas pour leur souffre-douleur
Pour
éviter qu’un jour ils ne tombent sur plus puissant qu’eux
Qui
leur ferait endurer les atrocités qu’ils nous ont infligées.
La
vie se charge toujours de nous châtier.
Et que mes amis chats ne se croient pas abandonnées dans cette prière,
Ils
sont une part de ton âme comme ils sont une part de moi,
Ils
sont une infime parcelle de la Création Divine, comme tous les êtres
vivants, humains, animaux et anges confondus.
Dieu
n’est pas fou, si nous n’avions pas tous un rôle à jouer, il ne nous
aurait pas créés.
Il en
est de même pour toi, qui deviendras, à Son image, Grand, Bon, Beau,
Parfait.
Tu as
encore du chemin à parcourir pour y arriver…
Mais
je t’aime, même imparfait,
Surtout lorsque, à la cause des enfants et des animaux souffrants,
Tu
sais te dévouer.
Inutile de te le cacher, tu es mon dieu.
Alors, comporte-toi comme tu aimerais bien que le Tien fasse pour toi.
Exauce ma prière, bon Maître, mon Dévoué,
Mon
ami pour l’éternité,
Sois
le chevalier protecteur
de
mes frères animaux et humains
envoyés sur Terre par le Père Divin
Et
qui, par une terrible erreur,
Vivent encore dans la douleur.
Enseigne, encore et encore aux monstres que tu connais,
jusqu’à ce qu’ils deviennent humains,
Que
l’animal a droit au respect,
Qu’on
ne peut faire souffrir sans recevoir un jour la monnaie de sa pièce
Car
toute peine mérite salaire.
Et si par miracle, ils se transforment un jour,
comme
nous, en monstres d’amour,
Nous
saurons les aimer autant qu’ils nous ont martyrisés,
Et
même au centuple, car nous les avons déjà pardonnés.
Nous
sommes l’Amour incarné.
Notre
âme affectueuse et belle est un don de l’Eternel.
Alors, Seigneur humain, Maître et Ami,
Je
t’en supplie,
Fais
que cesse un jour le martyre de tous mes frères,
Chiens, chats, cochons, chimpanzés, enfants et autres suppliciés,
Sacrifiés à l’orgueil de l’inhumaine humanité,
Au
sadisme des monstres qui n’ont pas compris
Qu’on
ne peut faire souffrir et mutiler
Sans
tuer une partie de sa propre vie.
Approche, Dévoué, mon ami,
L’Ange
de ma vie,
Viens
partager mon tapis
Pour
rêver en catimini
Un
instant au Monde parfait,
rempli de joie, d’amour, de beauté,
Qui
tarde à arriver.
Joëlle
Del

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Le Choeur des Veilleurs Unanimus
vous remercie
pour les animaux.
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